Mardi sur son 31 #42

Je vous retrouve aujourd’hui pour le rendez-vous du mardi proposĂ© par Les Bavardages de Sophie !

Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de dĂ©couvrir ou de redĂ©couvrir la plume de certains auteurs. J’ai trouvĂ© le concept gĂ©nial !

Le premier roman que j’ai dĂ©cidĂ© de sortir de ma PAL d’automne est Les larmes rouges tome 1 : RĂ©miniscence de Georgia Caldera qui traĂźne sur les Ă©tagĂšres de ma bibliothĂšque depuis bien trop longtemps !
Voici la citation de la page 31 :

« Ce qu’elle dĂ©couvrit l’obligea aussitĂŽt Ă  se rasseoir. C’Ă©tait vrai ! Ses poignets Ă©taient tous deux dĂ©chirĂ©s par d’horribles lacĂ©rations, Ă  certains endroits, sa peau paraissait mĂȘme avoir Ă©tĂ© dĂ©chiquetĂ©e… Les blessures Ă©taient encore fraĂźches, bĂ©antes et sanguinolentes. Comment avait-elle pu ne pas s’en rendre compte ? Elle aurait pourtant dĂ» au moins le sentir. Ce type de plaie aurait dĂ» la faire souffrir, horriblement mĂȘme… Pourquoi n’avait-elle pas mal ?
– Les voyez-vous ? insista le psychiatre, plus enfoncĂ© que jamais dans le cuir de son fauteuil.
– Evidemment ! Mais je n’ai pas fait ça, dĂ©clara-t-elle troublĂ©e, le sang battant violemment contre ses tempes. Ce n’est pas moi, j’en suis sĂ»re !
– TrĂšs bien. Alors dites-moi CornĂ©lia, qui vous a fait ça ?
En face, le psychiatre l’Ă©tudiait toujours avec cette inquiĂ©tant impassibilitĂ©. Il avait maintenant croisĂ© les mains sur sa poitrine et la fixait avec un intĂ©rĂȘt tout particulier. Une sorte de lueur Ă©trange s’Ă©tait soudain allumĂ©e au fond de son regard noir.
– Je n’en sais rien… avoua-t-elle d’une voix rauque, Ă  peine audible. Peut-ĂȘtre l’homme qui m’a repĂȘchĂ©e…
– Un inconnu vous aurait sauvĂ©e de la noyade pour vous trancher les veines ensuite, et ce, juste avant de vous conduire Ă  l’hĂŽpital ? C’est plutĂŽt singulier comme scĂ©nario.
Etait-il en train de se moquer d’elle ? A prĂ©sent, il s’Ă©tait redressĂ© et griffonnait rapidement sur un petit carnet. Quand l’avait-il sorti ? ça non plus, elle ne l’avait pas vu.
– Je ne m’en rappelle pas, annonça-t-elle, tentant de cacher sa nervositĂ© et sa confusion.
– Tu t’es massacrĂ©e toi-mĂȘme, maudite femelle ! »

Voici une longue citation mais qui dĂ©crit parfaitement l’horrible expĂ©rience que vit CornĂ©lia et l’ambiance de doute, de suspens dans laquelle elle Ă©volue. Le tout dans un univers gothique prenant !

7 réflexions sur “Mardi sur son 31 #42

    • Je n’ai pas lu non plus Victorian Fantasy. Pourtant c’est vrai que ce n’est pas l’envie qui me manque parce que je rencontre souvent l’auteur sur des salons du livre et elle est vraiment top, elle discute de tout, elle rigole, elle prend son temps avec les lecteurs, c’est chouette. Mais ses romans ont une part un peu sombre je trouve, c’est ce qui m’a fait hĂ©siter pendant si longtemps Ă  me lancer :/

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