Mardi sur son 31 #55

Je vous retrouve aujourd’hui pour le rendez-vous du mardi proposé par Les Bavardages de Sophie !

Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs. J’ai trouvé le concept génial !

Après la bonne surprise de Will and Will, on repart dans les romans de fiction qui traînent dans ma PAL depuis trop longtemps avec Shades of magic tome 1 de V.E. Schwab !

« La petite escorte accompagna Kell jusqu’à l’entrée du parc : derrière lui, le palais Saint James et, devant lui, les rues agitées de Londres. Il inspira à plein poumons la fumée qui emplissait l’air vicié. Malgré son impatience à l’idée de rentrer chez lui, il avait à faire ne ville. Sans compter que l’état de plus en plus préoccupant du roi et les manigances de son héritier l’avaient troublé plus que de raison … Il avait bien besoin d’un verre. Il tira sur ses manches, rajusta son col et laissa ses pas le guider vers le coeur de l’auguste cité.
Il traversa le parc Saint James au soleil couchant, par un petit sentier de terre qui longeait le lac. L’air était vif sinon pur, et une brise d’automne faisait claquer les pans de son manteau noir. Lorsqu’il emprunta une passerelle qui enjambait le cours d’eau, ses pas résonnèrent doucement sur le bois. Il s’arrêta au milieu du pont : le palais de Buckingham, tout illuminé de lanternes, se dressait derrière lui. La Tamise, elle, coulait paresseusement loin à l’horizon. Il s’accouda au parapet pour contempler l’eau qui clapotait sous les lattes de bois. Quand il plia les doigts d’un air absent, le courant se figea sous lui, soudain aussi lisse que du verre. Il prit le temps d’observer son reflet.
– Arrêtes un peu, tu n’est pas si beau que ça ! disait son frère Rhy dès qu’il le surprenait à s’admirer dans un miroir.
– Je ne me lasserai jamais de mon image … répondait Kell, faussement arrogant.
En réalité, il ne se regardait jamais vraiment. Il ne contemplait que son oeil, le droit. Même dans le Londres rouge, où proliférait la magie, son étrange prunelle le distinguait toujours des autres. Elle faisait de lui une anomalie. »

Il n’y a pas à dire, qu’est ce que j’aime ces écritures romanesques et descriptives ! 🙂
Même si Kell a l’air de flirter avec de la magie plutôt sombre …

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