Mardi sur son 31 #57

Je vous retrouve aujourd’hui pour le rendez-vous du mardi proposé par Les Bavardages de Sophie !

Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs. J’ai trouvé le concept génial !

Sous les ardents conseils d’une collègue qui ne jure que par cette trilogie, j’ai démarré La reine du Tearling tome 1 d’Erika Johansen.

« Les gardes se refermèrent autour d’elle et attendirent que Carroll ait fait un tour complet des lieux. En se rapprochant d’elle au petit trot, il remarqua son visage rougi par le froid, et la manière dont elle cramponnait les rênes.
– Nous pouvons nous arrêter pour la nuit, si tel est votre désir, Votre Altesse. Nous avons bien avancé.
Avec effort, Kelsea relâcha les rênes et repoussa sa capuche, en essayant d’empêcher ses dents de claquer. Sa voix, quand elle répondit, était rauque et mal assurée.
– Je me fie à votre jugement, Capitaine. Nous irons aussi loin que vous le trouverez nécessaire.
Carroll la scruta un instant, puis il contempla la petite clairière alentour.
– Cet endroit fera l’affaire, madame. De toute façon, nous devrons nous lever tôt, et la route a été longue.
Les hommes mirent pied à terre. Quant à Kelsea, raide et peu habituée aux longues chevauchées, elle sauta maladroitement de sa monture, faillit tomber, puis marcha en chancelant un peu avant de retrouver son équilibre.
Carroll donna ses instructions :
– Pen, la tente. Elston et Kibb, allez chercher du bois. Les autres, occupez-vous des dispositifs de défense. Muhrn, trouve de quoi nous sustenter. Lazarus, la monture de la Reine.
– Je m’occupe moi-même de mon cheval, Capitaine, intervint Kelsea.
Comme vous voudrez, madame. Lazarus vous donnera tout ce dont vous aurez besoin.
Les soldas se dispersèrent, chacun vaquant à sa tâche. Kelsea se courba en avant pour détendre son dos. Ses cuisses lui faisaient aussi mal que si on les avait rouées de coups, mais elle n’allait pas étirer ses jambes devant tous ces hommes. Certes ils étaient vieux, trop vieux pour que Kelsea les trouve séduisants. Mais c’était des hommes, et elle était soudain gênée devant eux, une gêne qu’elle n’avait jamais éprouvée face à Barty.
Elle mena sa jument jusqu’à un arbre à l’autre bout de la clairière et noua les rênes en boucle autour d’une branche. Comme elle caressait doucement l’encolure soyeuse de sa monture, la jument renâcla en secouant la tête, et Kelsea recula.
– Bon, comme tu veux, ma fille. On dirait que toi aussi, il va falloir que je gagne ta confiance. »

Cette semaine, c’est une longue citation que je vous partage car je suis totalement clouée par le style de cette autrice, ou en tous cas la magnifique traduction de Valérie Rosier. Après une centaine de page, je peux vous dire que l’écriture est efficace, fluide et belle et si je ne me prononce par pour l’instant sur l’histoire, je peux déjà vous dire que la plume est un coup de cœur ❤

2 réflexions sur “Mardi sur son 31 #57

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