Mardi sur son 31 #73

Je vous retrouve aujourd’hui pour le rendez-vous du mardi proposé par Les Bavardages de Sophie !

Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs. J’ai trouvé le concept génial !

Vous le savez, les romances et moi, ça fait deux. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de découvrir le roman d’Alicia Garnier (alias Moody take a book sur booktube) : Will you play dont je vous dévoile un petit passage si vous ne vous êtes pas encore laissé tenter 😉

« Je me souviens que mon cœur s’est serré à cette vision, car avant c’était moi qui la faisait rire comme ça. Ce soir-là, je n’arrivais plus à me rappeler la dernière fois que je lui avais seulement parlé. Était-ce la semaine dernière, ou bien celle d’avant ? La bile m’est alors remonté le long de la gorge, et j’ai cru un instant que j’allais vomir. Comment pouvais-je ne pas me souvenir de la dernière fois que j’avais entendu le son de sa voix ? Je me suis approché de sa maison quand elle a tourné la tête dans ma direction et m’a aperçu en train de la regarder. Son sourire s’est volatilisé mais un espoir est né en moi, ma Dawn me voyait enfin. Elle a cligné des yeux, puis a parlé rapidement au téléphone avant de raccrocher. Après un dernier regard dans ma direction, elle s’est éloignée de sa fenêtre. Quelques minutes plus tard, la lumière s’est éteinte, et avec elle la petite lueur qui tentait tant bien que mal de briller dans mon coeur. J’avais sacrément merdé, ces derniers mois, et le rejet brutal de ma meilleure amie me faisait ouvrir les yeux pour la première fois depuis bien trop longtemps.
Sans que je puisse les retenir, les larmes ont commencé à rouler sur mes joues. Le barrage cédait enfin. Le corps secoué de sanglots silencieux, je me suis dirigé vers le porche de chez mes parents et me suis assis sur les marches. Je ne sais plus combien de temps je suis resté là, à regarder les étoiles, laissant libre cours à ma tristesse. Mais un instant j’étais seul, et le suivant la voix de ma mère m’a enveloppé, en même temps que ses bras. Les sanglots ont redoublé mais je me sentais soutenu, aimé, et les mots réconfortants que ma mère me chuchotait ont pansé une partie de mes plaies.
Je crois qu’il est temps que tu ailles récupérer ta complice, Garett. »

Si vous avez l’article bilan du mois de juin/juillet, vous savez donc que j’ai lu ce roman il y a quelques semaines déjà. Si j’ai écrit quelques chroniques au fur et à mesure de mes lectures, comme je ne publiais pas, je n’ai pas préparé de mardi sur son 31. Et en vous écrivant ses mots aujourd’hui, je me rends compte que oui c’est une romance pure et dure, pas de doutes là-dessus. Mais bon sang, qu’est ce que j’ai envie de le relire ! 
L’extrait vous laisse entrevoir la fluidité et la simplicité de l’écriture d’Alicia Garnier et pourtant ses mots et ses personnages sont bien plus percutants et attachants qu’ils n’y paraissent au premier abord ! 😀

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